| première course en solo terminée! |
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| Écrit par Anne | |
| dimanche, 08 juin 2008 22:45 | |
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C’est de justesse 25 minutes avant la fermeture de la ligne que j’ai bouclé les 200 milles du Trophée Marie Agnès Péron. J’ai donc validé une course en solo, ce qui me rapproche un peu plus de la qualification pour participer aux Açores. Petit résumé de la course : Après une sortie de la baie de Douarnenez rapide, j’ai passé le raz de Sein avec le courant puis envoie de spi, par 20 nœuds de vent. La descente fut rapide jusqu’aux plateau des Birvideaux, majoritairement au portant. Le retour au pré fut beaucoup plus long. Le vent avait mollit, 15 nœuds. Mais problème : un gros rhum, un peu de fièvre, et la fatigue ont eu raison de moi au bout de 20 heures de course et le mal de mer m’a complètement neutralisée… Heureusement mon fière bateau connaît bien le chemin et du fond de ma bannette (ou ce qui fait office de bannette : sur un mini, il faut oublié les coussins !) je donnais quelques ordres au pilote : + 5, - 3 au gré des changements du vent ! Je suis quand même sortie pour faire quelques virements de bord. Eh, mon pilote est de bonne volonté mais il ne borde pas encore les voiles ! Pour la trajectoire, ce n’était pas optimisé, j’avoue… Arrivée à l’occidentale de Sein (la bouée la plus à l’ouest de France) j’avais récupéré. Mais le vent était tombé et il m’a fallut me remettre à fond dans la course pour grappiller les précieuses minutes qui m’ont permis d’arriver dans les temps. Mais le bateau va très bien sous spi dans le petit temps. Un long suspens s’est installé, le GPS me donnant une estimation de mon heure d’arrivée, tantôt avant, tantôt après la fermeture de la ligne… Passera ? Passera pas ? la baie de Douarnenez était fidèle à sa réputation capricieuse avec des vents variables… Fin heureuse puisque je suis la dernière à couper la ligne dans les temps, je laisse une dizaine de bateaux derrière moi qui n’ont pas eu ma chance, ce qui me permet de relativiser ma place de 29ième bateau de série. Une nouvelle expérience qui m’a permis d’apprendre, de comprendre, de tester des réglages, d’avoir de plus en plus confiance en mon bateau et en moi. Et puis une arrivée festive à Douarnenez, un accueil très chaleureux assuré par de nombreux bénévoles, avec au menu : une bière et des moules frites : pour une cht’i, c’est le bonheur ! Et maintenant, pas de relâche puisque cette semaine sera consacrée à la préparation du bateau pour le mini Fastnet. Anne |

